Adoption d'un chaton : comment réussir son accueil à la maison ?

L’adoption : source de stress

L’arrivée d’un jeune chat est un vrai bonheur pour toute la famille. Mais pour votre chaton, l’adoption correspond aussi à une série de situations pour le moins stressantes :

Une séparation brutale avec sa mère et sa fratrie

La découverte d’un nouveau territoire parfois très éloigné de celui qu’il connaissait et où il doit trouver rapidement ses marques

La rencontre avec des personnes jusqu’alors inconnues et avec lesquelles il devra tisser des liens affectifs

La confrontation éventuelle avec les animaux de la maison (chien, chat…) pas forcément accueillants !

Que de bouleversements et d’émotions pour une si petite boule de poils ! Il sera perdu les premiers jours et aura besoin de toute votre patience et tout votre amour pour se sentir apaisé et s’adapter à sa nouvelle vie. A vous de faire en sorte que tout se passe bien.

Comment lui préparer le meilleur accueil ?

Non, pour des questions d’hygiène. Le chaton peut porter des vers intestinaux dont certains sont transmissibles à l’homme et dangereux pour les enfants. Apprenez d’ailleurs aux vôtres à se laver les mains après avoir touché le chaton et à ne pas partager leur assiette avec lui. Et vermifugez régulièrement votre petit protégé.

Pourquoi ne fait-il pas ses nuits ?

Vous êtes réveillés en pleine nuit par ses miaulements ou tout simplement parce qu’il joue avec une balle bruyante ou avec vos pieds ? Petit ou grand, le chat ne dort pas huit heures d’affilée comme un humain : il est adepte de multiples siestes entrecoupées de périodes d’activités. Il est donc normal qu’il se réveille la nuit d’autant que, pour les félins, c’est le moment idéal pour chasser les rongeurs ! Câlinez-le pour le calmer et prenez votre mal en patience : il finira bien par calquer son rythme au vôtre.

Et pourquoi dort-il autant dans la journée ?

Le chat domestique est un des plus gros dormeurs qui existent sur terre. Adulte, il dort en moyenne 14 heures par jour. Le chaton, lui, a besoin d’au moins 20 heures de sommeil ! Car, comme chez l’enfant, les rêves favorisent chez lui le bon développement cérébral, la mémorisation, l’apprentissage et la synthèse de l’hormone de croissance. C’est pourquoi il ne faut jamais réveiller un chaton qui dort.

Un linge imprégné de votre odeur (pull, tee-shirt…) placé dans son couffin l’apaisera et l’aidera à s’endormir.

Première nuit, première épreuve :

dormir seul loin du nid maternel… Egaré dans cette maison soudainement si calme, il va miauler de détresse, chercher une présence humaine ou féline en parcourant toutes les pièces, gratter à la porte de votre chambre, tenter d’escalader votre lit...

Peut-il dormir sur le lit ?

Le chat n’a pas un mais des lieux de couchage qui varient dans la journée au gré de ses envies et besoins. Son choix se porte de préférence sur des endroits moelleux et confortables, en hauteur et près d’une source de chaleur. Un couffin posé à terre dans un coin d’une pièce ne lui convient pas. Ce n’est pas un chien ! Naturellement, les premiers temps, votre chaton cherchera à dormir à vos côtés car votre compagnie le rassure. Vous pouvez l’accepter sur votre lit à condition que celui-ci ne soit pas dangereux pour lui (trop haut). Sinon installez-lui au pied du lit un nid bien douillet et chaud, de préférence fermé (couffin type tipi) et caressez-le pour qu’il s’endorme en ronronnant.

Peut-il dormir avec les enfants ?

Non, pour des questions d’hygiène. Le chaton peut porter des vers intestinaux dont certains sont transmissibles à l’homme et dangereux pour les enfants. Apprenez d’ailleurs aux vôtres à se laver les mains après avoir touché le chaton et à ne pas partager leur assiette avec lui. Et vermifugez régulièrement votre petit protégé.

Pourquoi ne fait-il pas ses nuits ?

Vous êtes réveillés en pleine nuit par ses miaulements ou tout simplement parce qu’il joue avec une balle bruyante ou avec vos pieds ? Petit ou grand, le chat ne dort pas huit heures d’affilée comme un humain : il est adepte de multiples siestes entrecoupées de périodes d’activités. Il est donc normal qu’il se réveille la nuit d’autant que, pour les félins, c’est le moment idéal pour chasser les rongeurs ! Câlinez-le pour le calmer et prenez votre mal en patience : il finira bien par calquer son rythme au vôtre.

Et pourquoi dort-il autant dans la journée ?

Le chat domestique est un des plus gros dormeurs qui existent sur terre. Adulte, il dort en moyenne 14 heures par jour. Le chaton, lui, a besoin d’au moins 20 heures de sommeil ! Car, comme chez l’enfant, les rêves favorisent chez lui le bon développement cérébral, la mémorisation, l’apprentissage et la synthèse de l’hormone de croissance. C’est pourquoi il ne faut jamais réveiller un chaton qui dort.

Un linge imprégné de votre odeur (pull, tee-shirt…) placé dans son couffin l’apaisera et l’aidera à s’endormir.

Il se cache sous une armoire

A peine arrivé chez vous, votre chaton trop intimidé est parti se réfugier sous un meuble et refuse d’en sortir. N’essayez pas de l’y en contraindre, cela ne ferait qu’augmenter son stress. Il a besoin de temps pour explorer son nouvel univers. Votre vétérinaire peut vous aider à raccourcir cette phase d’adaptation.

Ses premiers repas

La croissance est une période sensible et critique qui conditionne la santé et la vie futures de votre chaton. Bien le nourrir avec une alimentation qui réponde à des besoins nutritionnels bien particuliers est donc essentiel. Néanmoins, les premiers temps, le plus important est de veiller à ce que ses repas se déroulent sans stress et d’éviter des initiatives dangereuses pour sa santé.

Que lui donner à manger ?

Tout simplement, l’aliment qu’il consommait avant son adoption (même marque de boîtes ou de croquettes) et rien d’autre ! Car tout changement brusque de régime alimentaire entraîne chez le chat diarrhées et déshydratation. Son jeune âge et le stress lié à l’adoption rendent votre petit compagnon encore plus sensible à ces désordres digestifs. Si, sur les conseils de votre vétérinaire, vous devez changer d’aliment, attendez une semaine puis observez une transition alimentaire sur 10 jours en remplaçant petit à petit le nouvel aliment à l’ancien.

Repas : à quel rythme ?

A la différence du chien, le chat n’a pas besoin d’1 ou 2 repas par jour plutôt de… 10 à 20 ! A l’état sauvage, ce chasseur solitaire doit en effet attraper en 24 h une quinzaine de petites proies pour couvrir ses besoins quotidiens. A la maison, ce comportement de grignoteur doit être favorisé : l’aliment sera servi quasi en libre service pour que votre chaton puisse se restaurer quand il en ressent le besoin. De lui-même il régulera très bien sa prise alimentaire.

Faut-il lui donner du lait ?

Malgré l’idée largement répandue, le lait n’est pas nécessaire à la croissance d’un chaton sevré. Et le lait de vache est même nocif pour sa santé : trop riche en lactose (sucre spécifique du lait), il est mal digéré par votre animal, fermente dans ses intestins et provoque des diarrhées. Donnez lui de l’eau fraîche.

Comment stimuler son appétit ?

Le chat aime manger sans contrainte, ni compétition et surtout sans stress. Sa gamelle doit être posée dans un endroit calme (pas dans un lieu de passage ni à côté d’une machine bruyante) et loin de ses toilettes. Une fois servis, les boîtes et sachets perdent rapidement leur bon goût et leurs odeurs appétissantes : donnez-les par petites quantités et en plusieurs repas. A contrario, les croquettes peuvent sans problème rester plusieurs heures à l’air ambiant.

Il miaule dès que vous mettez un pied dans la cuisine ?

Ne lui donnez pas systématiquement à manger, vous renforcerez cette mauvaise habitude. Engagez plutôt un jeu. Vous lui remplirez sa gamelle plus tard.

Il boude sa gamelle

S’il refuse de toucher aux croquettes recommandées par l’éleveur, ne faites pas l’erreur de lui proposer un steak. Peut-être est-il trop excité pour l’instant par sa nouvelle famille ? Ou, au contraire, trop perturbé par tous ces changements ? Si son manque d’appétit persiste, signalez-le à votre vétérinaire.

Ses premiers jeux

Le jeu est le meilleur remède contre le stress, c’est pourquoi il faut en user et en abuser avec votre chaton dès le début de votre histoire commune. Il permet aussi de tisser des liens de complicité entre lui et vous, favorise son bon développement physique et comportemental, et lui permet de dépenser toute l’énergie qui est en lui.

Comment l'inciter à jouer ?

Rien de plus facile car tout stimulus en mouvement le fait bondir : une petite balle qui roule, une plume suspendue à un fil, un bouchon en liège accroché à un élastique… Chez le chaton, le jeu est un apprentissage de la chasse : le jouet doit donc mimer une proie, être de petite taille et facilement mobile au sol ou dans l’air. Avec un peu d’imagination, on peut lui en fabriquer de très rigolos.

Quels sont les jeux interdits ?

Mettez hors de portée pelotes de laine et nécessaire à couture car il risque de mâchouiller et d’ingérer des fils en jouant, ce qui entraînerait une occlusion intestinale. Il en est de même avec les ficelles de toute sorte (du rosbif, de l’emballage cadeau, de la poubelle…).

Peut-il jouer tout seul ?

Oui, bien sûr. Il suffit de lui laisser quelques jouets au sol («souris», boule de papier aluminium, balle en plastique…) et d’autres en suspension. Comme il aime jouer à cache-cache, laissez-lui les portes des placards et armoires ouvertes, un carton renversé ou même un sac en papier dont vous aurez coupé les anses. Des «tunnels à chat» et des «arbres à chat» vendus en animalerie promettent aussi de belles parties de jeu.

Un jouet incomparable qui désinhibera le plus timide des chatons : le stylo-laser ou pointeur lumineux ! La vue de son faisceau lumineux rouge au sol génère invariablement chez lui une course-poursuite.

Attention à ne jamais le pointer dans ses yeux(ou les yeux d’une personne) au risque de léser gravement la rétine.

Il ne veut pas jouer

Vos sollicitations le laissent de marbre voire l’apeurent ? Il ne bouge pas de son refuge et sursaute au moindre bruit. Ce n’est pas normal, une consultation vétérinaire s’impose.

Ses premiers copains

A 2 mois, un chaton équilibré a soif d’aventures et de nouvelles rencontres. Bipède ou à quatre pattes, pour lui, tout individu est un potentiel compagnon de jeu. Profitez de cette période de grande tolérance sociale (appelée période de socialisation) pour le mettre en contact et le faire jouer avec un maximum d’amis et de connaissances. Ainsi il ne développera pas de phobie sociale. Vous pouvez également faire en sorte qu’il se familiarise avec d’autres espèces (chien, lapin, cobaye…).

L’autre chat de la maison

Si vous possédez déjà un chat, ce dernier verra d’abord d’un mauvais oeil l’intrusion sur son territoire (votre maison !) d’un inconnu. Il risque fort de l’accueillir avec des feulements et des grognements… Ne vous en formalisez pas et surtout n’intervenez pas, vous ne feriez qu’envenimer les choses. Les deux chats ont besoin de temps pour se connaître et partager le territoire. Prévoyez deux bacs à litière ainsi que des gamelles séparées pour chacun.

Le chien de la maison

Un chat et un chien peuvent très bien devenir amis surtout si le premier arrive jeune à la maison. Le second aura alors tendance à le materner. Faites les présentations dans le salon, chaton dans sa cage et chien en laisse (pour éviter qu’il ne le poursuive). Laissez-les se sentir puis sortez le chaton et engagez un jeu avec le chien pour détendre l’atmosphère.

Les enfants

Il paraît que les chats qui ont grandi avec des enfants sont les plus câlins… Certaines précautions sont cependant à prendre pour le bienêtre de chacun. Enseignez à vos chérubins à ne pas trop porter le chaton, à respecter son sommeil comme ses repas, et à bannir tout geste violent envers lui. Stoppez les jeux quand le chaton griffe ou mord ou est trop énervé.

Des copains à l’extérieur ?

Si vous avez un jardin, attendez deux semaines avant de laisser sortir, sous surveillance, votre chaton. Et tant qu’il n’est pas correctement protégé par ses vaccins (demandez à votre vétérinaire), mieux vaut éviter les contacts avec des chats de l’extérieur.

Pour favoriser l’entente entre deux chats, ne les enfermez pas dans la même pièce mais au contraire ouvrez les portes intérieures pour que chacun puisse se réfugier dans une pièce séparée. Et faites les jouer ensemble avec une balle, une canne à pêche ou un stylo-laser.

Il est pétrifié dans la rue

Une patte à l’extérieur et il se fige, grelotte sur place et commence à paniquer ? N’insistez pas. Peut-être n’a–t-il pas encore vaincu ses premières peurs liées à son arrivée dans son nouveau foyer ? Demandez à votre vétérinaire de vous aider à diminuer son angoisse.

Ses premières bêtises

Il a les qualités et les défauts de son jeune âge. Joueur attendrissant, il est aussi maladroit et inconscient. Si certains comportements s’avèrent dangereux, d’autres sont tout simplement gênants. Il faut l’éduquer dès le départ car, oui, un chaton aussi doit être éduqué !

Il mordille vos mains

L’idée selon laquelle un chaton mordille pour se faire ses dents est fausse. Le mordillement est un comportement normal mais il n’est pas lié à l’éruption dentaire et doit être inhibé. Si vous le laissez faire, il sera incapable de jouer sans faire mal. C’est à vous de lui apprendre à contrôler ses mâchoires mais aussi ses griffes : stoppez le jeu dès qu’il griffe ou mordille, dites « non », et donnez une ou plusieurs claque(s) sur son museau avec votre index. Ne lui donnez jamais de fessée !

Il fait ses griffes sur le canapé

« Faire ses griffes » est un comportement normal et inné chez le chat. Cela lui permet d’affûter ses griffes mais aussi de marquer son territoire.

Les griffades vont donc s’amplifier avec l’âge. Mettez à la disposition de votre chaton dès le départ des griffoirs appropriés et, le temps qu’il apprenne à les utiliser, protégez votre canapé avec des plaids.

Il grignote les plantes

Ce petit jeu est dangereux car beaucoup de plantes d’appartement ou de fleurs sont toxiques. Mettez les plantes hors de portée, en hauteur. Vous pouvez aussi pulvérisez dessus du citron ou du Tabasco® dilués dans de l’eau. Ne le grondez pas mais faites diversion en lançant une balle ou en lui balançant une paire de chaussettes enroulées dès qu’il s’intéresse de trop près à une feuille.

Il escalade la balustrade

Attention ! La chute d’une fenêtre ou d’un balcon représente le danger domestique n° 1 pour un chat vivant en d’appartement. Le danger est d’autant plus élevé que l’animal est jeune en raison de sa maladresse et son imprudence. Fermez bien fenêtres et portes-fenêtres quand vous ne pouvez le surveiller ou installez des filets de protection.

Pour éviter les brûlures, couvrezvos plaques de cuisson encore chaudes de couvre-plaque ou d’une casserole remplie d’eau froide.

Il est trop impulsif

Tout le fait partir au quart de tour : le moindre bruit, un mouvement, une mouche, et il devient un vraie tornade, court en tous sens, escalade les meubles ou, surexcité, s’attaque à vos mains ou vos pieds. Ce comportement ne va pas s’arranger avec le temps : parlez-en à votre vétérinaire.