Quelles sont les conséquences de la domestication pour le chien ?

Au XXe siècle, la domestication et les interventions des hommes ont modifié le chien qui est loin de ressembler à ses ancêtres. Les hommes ont sélectionné les chiens, leur conformation, leur taille, leur couleur, leur pelage, leurs oreilles (les canidés sauvages ont tous les oreilles dressées à l'âge adulte).

Ainsi sur le plan physiologique, la maturité sexuelle est plus précoce puisqu'elle passe de l'âge de 2 ans chez le loup à 6-10 mois chez le chien de taille moyenne (de 10 à 25 kg). De plus, on constate un doublement du cycle reproductif des chiennes, la réduction de la taille des glandes anales et périanales, une diversité de la morphologie des races.

Par ailleurs, les chiens domestiques émettent plus de sons que les canidés sauvages. Les chiots éduqués par l'homme émettent plus de vocalises que les chiens vivant en meute. De nombreuses modifications comportementales se sont également développées comme la docilité, la socialisation à d'autres espèces animales et à l'homme, évitant ainsi les comportements de prédation.

Les conséquences négatives de la domestication

Il n'y a pas que des aspects positifs dans la domestication. Certains chiens peuvent, en raison d'une mauvaise conduite de l'élevage et d'une mauvaise éducation de la part des maîtres, développer des troubles du comportement comme des phobies des bruits, des gens, des agressions avec morsures.

L'homme fournit l'alimentation et le gîte, rendant inutiles la prédation et la recherche d'un abri. Il fournit les soins de santé et augmente ainsi la longévité : apparaissent alors des troubles liés au vieillissement. L'homme règle la reproduction en stérilisant certains animaux, en choisissant tel ou tel reproducteur.

Il cherche à éviter les conflits entre les différents chiens et peut, par ce biais, modifier les relations dominant/dominé. Dans un foyer humain où vivent plusieurs chiens, des rapports dominants/dominés peuvent se manifester entre les chiens. Les maîtres doivent en tenir compte et surtout ne jamais s'interposer lorsque les chiens se bagarrent. Les maîtres sont effectivement à l'origine de l'amplification et de la pérennisation des conflits en séparant les chiens, empêchant ainsi les combats de se poursuivre jusqu'à la soumission d'un des chiens.