Chien : quels sont ses parasites internes et externes ?

De nombreux parasites externes ou internes peuvent gravement atteindre la santé du chien et développer des maladies infectieuses contagieuses. Vigilance et bonne hygiène de vie peuvent éviter la plupart de ces atteintes à la santé du chien dont certaines peuvent se révéler mortelles.

Parasites Internes

Oesophage et estomac

Il s'agit principalement de spiruroses, dues pour l'espèce canine à Spirocerca lupi, nématode présent dans la paroi de l'oesophage, ou plus rarement de l'estomac, voire dans la paroi de l'artère aorte. Ces parasites développent une maladie grave, sévissant essentiellement dans les pays tropicaux, en Afrique du Nord et en Europe méridionale. Les chiens s'infestent en ingérant les hôtes intermédiaires, à savoir des coléoptères, mais surtout de petits vertébrés.

Les animaux atteints présentent des symptômes digestifs oesophagiens (régurgitations, parfois impossibilité de déglutir) et gastriques (vomissements répétitifs, augmentation de la soif). Des difficultés respiratoires peuvent être observées lorsque le parasite est situé dans la paroi aortique. Le traitement est très difficile et fait intervenir des anthelminthiques sous forme injectable, comme l'ivermectine. Étant donné la diversité des hôtes intermédiaires (vecteurs du parasite) responsables de l'infestation du chien, il est pratiquement impossible d'envisager une quelconque prophylaxie.

Estomac et intestin

Ces parasites sont des strongyloses, dues majoritairement à Uncinaria stenocephala, le plus fréquent en France, à Ancylostoma caninum, surtout dans les régions chaudes, et à Ancylostoma braziliense, dans les pays tropicaux. Ils concernent principalement les animaux vivant en collectivité - on parle souvent d'anémie des chiens de meute, mais d'autres chiens peuvent aussi être infestés. Les larves de strongles du genre Ancylostoma pénètrent à travers la peau ou sont ingérées par les chiots en même temps que le lait maternel. L'infestation se déroule en plusieurs phases, correspondant aux migrations des larves de strongles dans l'organisme. Elle débute par une phase cutanée, au cours de laquelle apparaissent de petites papules sur l'abdomen du chien, celles-ci disparaissant spontanément après une dizaine de jours. Ensuite, le développement des adultes dans l'intestin grêle s'accompagne de symptômes digestifs tels que l'alternance diarrhée/constipation, puis l'apparition d'une diarrhée persistante, d'odeur fétide. Enfin, l'état général du chien se dégrade, à cause de l'anémie qui s'installe. Dans les formes graves, l'évolution peut se solder par la mort du chien, alors que, dans les formes bénignes, la guérison spontanée est possible.

Les parasites exercent une action de spoliation sanguine : les adultes sont fixés à la muqueuse intestinale ; ils absorbent un peu de sang et ont un effet de saignée. Ils ont aussi probablement une action toxique, ainsi qu'une action sur le système immunitaire, ayant pour conséquence une réaction cutanée plus importante lors de la réinfestation, empêchant la migration des larves. De ce fait, le chien devient plus ou moins résistant à ces strongles.

La prévention, dans les effectifs, consiste d'abord en une désinfection des locaux. On peut traiter préventivement les chiennes gestantes par le fenbenclazole, qui détruit les larves. On peut aussi traiter les chiots de 10 à 45 jours une fois par semaine, puis aux 8e et 12e semaines dans les zones fortement concernées par ces parasites.

Intestin grêle

Il s'agit de nématodes de la famille des Ascaridés (Toxascaris leonina) et des Toxocaridés (Toxocara canis), ces derniers étant transmissibles aux humains. Cette parasitose concerne plutôt les jeunes chiens, jusqu'à l'âge d'1 an. L'infestation est réalisée par l'ingestion d'oeufs embryonnés, présents dans l'eau de boisson ou la nourriture, ou encore par transmission "in utero" de la mère à ses petits, ou par le lait maternel lorsque celui-ci contient des larves. Les animaux en mauvais état général sont plus réceptifs, de même que ceux qui présentent certaines carences alimentaires.

Une infestation massive est responsable de symptômes généraux tels que retard de croissance, amaigrissement, mortalité importante chez les chiots de 3 à 7 semaines ayant été infestés massivement avant la naissance. Bien sûr, ces chiots présentent principalement des symptômes digestifs : diarrhée entrecoupée de périodes de constipation, vomissements entraînant le rejet d'une partie des parasites ainsi qu'un ballonnement abdominal plus ou moins important. Cela peut se compliquer d'obstruction intestinale (par une pelote de vers), voire de perforation intestinale conduisant à une hémorragie ou une péritonite.

Outre ces symptômes, les parasites prélèvent du sang, du contenu intestinal, contenant tous deux des éléments indispensables à la croissance du chiot. Le diagnostic est généralement aisé : le chiot est en mauvais état général, son abdomen est distendu, et il rejette des parasites dans ses selles ou ses vomissements. Une coprologie peut parfois aider au diagnostic. De nombreux antiparasitaires sont utilisables, les plus efficaces étant le pamoate de pyrantel, le nitroscanate et l'ivermectine. La prévention consiste à traiter systématiquement les jeunes chiens, et à détruire les vers adultes présents chez les mères. La destruction des oeufs dans le milieu extérieur est extrêmement difficile, compte tenu de la grande résistance de ces derniers.

Des cestodes parasitent également cette portion du tube digestif. Il s'agit de ténias, comme le Dipylidium caninum, transmis lors d'ingestion de puces. Ce parasite touche les chiens de tous âges, en provoquant chez eux un prurit anal important. Le chien présente le "signe du traîneau", c'est-à-dire qu'il frotte son train postérieur sur le sol. Des symptômes digestifs sont associés, comme l'élimination d'anneaux de parasites, ayant la forme de grains de riz, dans les selles, qui peuvent avoir un aspect plus ou moins diarrhéique. Les réinfestations sont fréquentes et favorisées par le fait que des oeufs peuvent se coller dans les poils, et être ainsi ingérés par le chien. L'action spoliatrice est extrêmement faible, les parasites exercent surtout une action irritative et d'engorgement des glandes anales.

La prophylaxie consiste d'abord en une élimination des hôtes intermédiaires, c'est-à-dire les puces et, dans une moindre mesure, les poux. Chez les animaux parasités, l'utilisation des cestodicides spécifiques tels que le praziquantel est conseillée ; l'emploi d'anthelminthiques polyvalents comme le nitroscanate est également efficace.

Gros intestin

Les principaux parasites de cette portion du tube digestif, plus exactement du caecum et du côlon, sont des nématodes du genre Trichuris. Les chiens s'infestent par ingestion des oeufs, présents dans le milieu extérieur, les adultes semblant être les plus touchés. Lors d'une infestation massive, on observe une diarrhée, qui peut être hémorragique, de l'anémie, un amaigrissement net. Ces trichures sont hématophages, exerçant de ce fait une action spoliatrice, mais ils permettraient aussi, par les lésions qu'ils causent, le développement de bactéries. Le diagnostic repose sur la coprologie, révélant la présence des oeufs de parasites dans les selles du chien. Le traitement consiste en l'administration de benzimidazoles tels que le flubendazole, pendant trois jours consécutifs, ou du fébantel, pendant le même laps de temps. Cependant, les réinfestations restent très faciles. Il faut donc veiller à l'hygiène des locaux et de la nourriture.

Les vermifuges chien

Les chiots peuvent être vermifugés dès l'âge de 2 semaines, de façon préventive. On utilise un vermifuge polyvalent - généralement une association de plusieurs anthelminthiques permettant d'obtenir un spectre d'action très large - dont on adapte la dose au poids du chiot. On traite ensuite le chien une fois par mois jusqu'à l'âge de 6 mois, puis deux à quatre fois par an selon que le chien sort beaucoup ou pas.

On peut également procéder à une recherche coprologique d'oeufs d'helminthes, et cibler plus précisément en utilisant l'anthelminthique le mieux adapté au cas observé. Il faut en outre tenir compte du caractère du chien pour adapter la présentation du vermifuge. Certains se présentent sous forme de comprimés, d'autres sous forme de pâte ou de liquide ; ils se donnent en une ou plusieurs prises, ce qui peut aussi jouer sur le choix du vermifuge.

Ce faisant, il est essentiel de vermifuger régulièrement son chien, notamment dans le cas où plusieurs chiens vivent ensemble, et d'autant plus qu'il existe un risque de transmission aux humains.

Les Parasites Externes

Les puces

Ce sont des insectes, dépourvus d'ailes, dont le corps est aplati latéralement. Les puces du chien appartiennent au genre Ctenocephalides canis ou Ctenocephalides felis. Seuls, les adultes sont des parasites. Ils se rencontrent essentiellement dans les lieux fréquentés par le chien : on estime que, à un moment donné, seulement 10 % des puces sont présentes dans le pelage. Les puces sont très prolifiques : les femelles pondent de nombreux oeufs (parfois un ou deux milliers) en quelques mois. Ces oeufs n'adhérant pas au pelage, tombent sur le sol et s'accumulent dans les tapis, le parquet, etc. Les oeufs éclosent, libèrent des larves qui subissent des métamorphoses, muent en nymphes, puis, dans des conditions favorables, l'adulte formé sort du cocon et peut aller parasiter un chien, appelé hôte définitif. La puce adulte perfore alors la peau du chien à l'aide de ses pièces buccales, puis aspire du sang grâce à sa trompe après avoir inoculé de la salive anticoagulante. La présence de puces est révélée par leurs excréments : ce sont de petits grains noirs que l'on trouve sur la peau de l'animal, particulièrement en région dorso-lombaire. Ils correspondent au sang absorbé puis digéré par les puces.

Les rôles pathogènes des puces sont nombreux. Elles possèdent tout d'abord un rôle pathogène direct, en général peu gênant, se limitant à des démangeaisons. Il peut cependant arriver que le chien développe une dermatite par hypersensibilité aux piqûres de puces (DHPP) se traduisant par un prurit très important, entraînant des dépilations, voire des plaies de grattage, localisées au-dessus du corps (préférentiellement sur la région lombaire). Cette affection est plus rare à la saison froide, l'activité des puces étant alors réduite. Leur rôle pathogène indirect consiste en la transmission d'agents pathogènes : des bactéries (dont celle responsable de la peste humaine), des parasites du tube digestif (transmission par ingestion de puces adultes).

Pourquoi et comment lutter contre les puces du chien et du chat ?

Pour bien lutter contre un parasite, il faut bien connaître son développement pour pouvoir agir à ses différentes étapes.

La larve se déplace pour se cacher à l'abri de la lumière (dans une maison : sous les tapis, les coussins, les plinthes, entre les lattes de parquet, dans les recoins). Après une vie de 1 à 2 semaines, la larve se transforme en cocon qui est très résistant au traitement et peut survivre 5 mois. L'éclosion de l'adulte à partir d'un cocon est due à la présence d'animaux ou d'hommes. L'éclosion de nombreux cocons peut être simultanée dans une maison inhabitée pendant plusieurs mois, aboutissant à une invasion de puces en quelques heures. L'adulte saute ensuite, le plus souvent, sur un chat ou un chien et le pique pour se nourrir de sang. Les femelles sont les plus voraces, elles ingèrent environ 15 fois leur propre poids en sang (70 femelles ingèrent 1 ml de sang par jour !). Pendant les repas sanguins, les femelles "défèquent à table !" et des "crottes de puces" sont retrouvées dans le pelage sous l'aspect de petits points noirs qui deviennent rouge foncé au contact d'un buvard humide.

Outre la spoliation sanguine, les puces sont fréquemment à l'origine d'allergies et peuvent aussi transmettre aux chiens et aux chats un ver plat, souvent observé chez les carnivores adultes.

La plupart des traitements antipuces appliqués aux animaux (collier, spray, poudre...) permettent d'en limiter le nombre, mais ces traitements ne sont généralement pas suffisants pour les éliminer toutes car il en reste très souvent dans l'environnement. Aussi est-il généralement préconisé d'associer deux traitements. Le premier à base d'insecticide, qui vise à tuer toutes les puces adultes sur les chiens et chats qui vivent dans le lieu à traiter. Pour cela, on utilise soit des antiparasitaires (pyréthrinoïdes) sous forme de spray, soit en "spot-on", ce qui signifie que l'on dépose sur la peau du chien quelques gouttes d'une solution très concentrée contenant le même produit que le spray. Cette solution diffuse ensuite sur tout le corps de l'animal, et permet de tuer les puces lors de leur repas sanguin. Ce traitement doit être renouvelé tous les mois en traitement d'entretien. Il existe une autre méthode visant à stériliser les puces lors de leur repas sanguin, ce qui se pratique en administrant au chien un comprimé une fois par mois. Le second traitement vise à tuer les puces (avec un insecticide) ou à bloquer leur développement (avec un régulateur de croissance d'insecte, IGR pour Insect Growth Regulator) dans l'environnement.

Les régulateurs de croissance d'insecte ont l'avantage d'être des molécules totalement atoxiques pour les animaux domestiques et pour l'homme. Avant d'appliquer ce traitement, il faut dépoussiérer et nettoyer complètement l'environnement (penser au sac et au placard de l'aspirateur qui peuvent devenir des "nids à puces"), ensuite traiter les surfaces avec un insecticide et/ou un régulateur de croissance d'insecte. Il est parfois nécessaire de traiter le jardin à la belle saison, uniquement les zones ombragées où les chiens et les chats vont se coucher (les produits utilisés doivent résister aux rayons UV). De très nombreux insecticides et régulateurs de croissance d'insecte efficaces sont commercialisés, et ont chacun leur intérêt et leur limite.

Les résultats obtenus sont généralement bons, mais dépendent surtout de la façon dont les traitements sont appliqués et de leur régularité.

Les tiques

Ce sont des acariens de grandes dimensions (de 2 à 10 mm), de la famille des Ixodidés. Il existe un important dimorphisme sexuel, lié au fait que l'abdomen des femelles est fortement dilatable, contrairement à celui des mâles. Leur corps, de couleur rouge brun, est aplati, sauf après un repas sanguin, où il devient globuleux. Ce sont des parasites intermittents, strictement hématophages, sauf les mâles de certaines espèces qui ne se nourrissent pas. Les tiques parasites du chien sont principalement du genre Rhipicephalus sanguineus. Ces dernières sont très spécifiques du chien, puisqu'elles cherchent à se fixer sur cet hôte (et sur lui seul), quel que soit leur stade évolutif (larve, nymphe ou adulte). La tique se fixe à la peau du chien, de préférence là où elle est la plus fine. Elle enfonce alors ses pièces buccales dans la peau et inocule une salive particulière qui se solidifie en formant une zone de fixation très résistante. La tique peut alors prendre son repas de sang, facilité par l'injection d'une salive aux propriétés anticoagulantes et vasodilatatrices. Ce repas est partiel pour les larves et les nymphes ainsi que pour les femelles non fécondées, mais il devient très important (jusqu'à quelques millilitres) chez les femelles fécondées. Les larves, nymphes et adultes ne prennent qu'un seul repas sanguin, contrairement aux mâles, qui se nourrissent en très petites quantités et en plusieurs fois. La tique peut se libérer à la fin du repas sanguin grâce à une autre salive, qui dissout la première. À cette période de vie parasitaire succède une phase de vie libre, dépendante des conditions du milieu.

Dans le cycle évolutif de la tique, la période de vie libre est considérablement plus longue que la vie parasitaire. La tique du chien se reproduit généralement sur son hôte, puis la femelle se gorge de sang et tombe sur le sol. Au bout de plusieurs semaines, la femelle pond quelques milliers d'oeufs et meurt. Selon les conditions du milieu environnant, les oeufs incubent pendant une période plus ou moins longue de quelques semaines, puis éclosent. Une larve sort de chaque oeuf et grimpe sur un brin d'herbe, attendant le passage de son futur hôte, le chien. Elle peut s'y fixer et prendre son repas sanguin, qui dure quelques jours, et se laisse ensuite retomber sur le sol. Après un séjour sur le sol, la larve mue en nymphe. Le même processus intervient, la nymphe se nourrit, retombe sur le sol et mue en adulte mâle ou femelle. Le cycle complet est long, compte tenu du fait qu'il nécessite la fixation de la tique sur trois hôtes ; il peut durer jusqu'à 4 ans si les conditions ne sont pas idéales. En outre, tous les oeufs n'arrivent pas au stade adulte, car ils peuvent être ingérés à différents stades de leur développement par divers animaux, surtout pendant leur vie libre.

Rôles pathogènes des tiques

Les tiques possèdent un rôle pathogène direct important, tout d'abord par l'irritation que provoquent la pénétration de la tique et la salive. Après le départ de la tique, la peau est fragilisée. La lésion provoquée par la fixation peut devenir le point de pénétration de bactéries, entraînant des surinfections. Le repas sanguin constitue une spoliation sanguine plus ou moins importante pour le chien, pouvant conduire à une anémie sévère en cas d'infestation massive. Enfin, la présence de tiques sur le chien peut avoir une action toxique, tant locale que générale. On connaît, par exemple, des paralysies à tiques en Australie, dues à Ixodes holocyclus ; sans traitement, elles conduisent à la mort par paralysie des muscles respiratoires.

La présence de tiques a aussi une influence sur l'immunité du chien. Lors d'une nouvelle infestation, apparaît une hypersensibilité se manifestant par des réactions violentes (prurit) au point de fixation, d'où des difficultés de fixation de la tique, et de proche en proche une diminution du nombre de tiques fixées. On assiste à l'apparition d'une immunité acquise. Les tiques peuvent également transmettre divers agents responsables de maladies, soit d'une femelle à sa descendance, soit d'un stade de développement à un autre, soit par une combinaison des deux.

Les tiques sont responsables de la transmission de :

- Babesia canis, agent de la babésiose (aussi appelée piroplasmose), transmis par Dermacentor reticulatus et par Rhipicephalus sanguineus ; - Hepatozoon canis, responsable d'hépatozoonose, transmis par Rhipicephalus sanguineus lors d'ingestion de cette tique ; - Ehrlichia canis, agent de l'ehrlichiose, transmis par Rhipicephalus sanguineus dans des zones tropicales et tempérées ; - des zoonoses (maladies transmissibles aux humains) telles que la fièvre boutonneuse d'Asie, d'Afrique et d'Europe méridionale, due à Rickettsia conori, transmis par Rhipicephalus sanguineus.

Les tiques jouent un rôle accessoire dans la transmission de maladies bactériennes et de viroses, ainsi que d'helminthoses.

La destruction des tiques

Si le chien est peu infesté, on peut extraire les tiques une à une, à l'aide d'une pince, de préférence après avoir déposé un peu d'éther sur la tique, ou après l'utilisation d'un feutre imprégné de cyperméthrine. Il existe aussi un petit crochet, mis au point par un vétérinaire, permettant d'extraire facilement la tique sans rompre le rostre. En effet, il est essentiel de le retirer, sous peine de voir se former un abcès au point d'implantation du parasite.

Si l'infestation est trop importante, il faut alors procéder à des lavages, par exemple au moyen de pyréthrinoïdes, ou bien encore d'amitraz, substances destinées à tuer les tiques. Afin de prévenir les infestations dans les chenils et autres effectifs, il est conseillé de cimenter le sol et les murs, et de pulvériser un insecticide adapté. Il existe aussi un vaccin, dont la durée d'action est de 6 mois, visant à prévenir les parasitoses lorsque le chien doit se rendre fréquemment dans des endroits où la population de tiques est importante, comme les forêts.