Elevage Canin : Gestion Réussie de la Reproduction

La réussite de la reproduction en élevage récompense généralement la maîtrise préalable de tous les autres paramètres techniques : ambiance, hygiène, équilibre psychologique, local de maternité, etc.

Rappels de physiologie sexuelle mâle

Particularités anatomiques

L'anatomie génitale du chien mâle présente les caractéristiques suivantes:

- la présence d'un os pénien expose les chiens à tempérament nerveux (type Boxer) à des fractures lors de saillies, de prélèvement brutal de semence, ou de tentatives de séparation d'un couple "verrouillé". Le pronostic de ces fractures reste réservé car seul le repos permettra une consolidation de la fracture avec risque de persistance de la douleur et d'apparition d'un cal comprimant l'urètre et risquant d'entraîner des réticences aux futures saillies.- les bulbes érectiles sont responsables du verrouillage des deux partenaires lors de la saillie et de la stimulation des contractions vaginales participant à l'ascension des spermatozoïdes vers les cornes utérines. A noter que la partie extériorisable de l'appareil génital mâle, appelée à tort pénis, n'est en fait que le gland du pénis qui comprend les bulbes érectiles.- le muscle bulbocaverneux s'étend jusqu'au périnée. Sa stimulation manuelle peut faciliter l'éjaculation chez un étalon difficile à prélever (faible libido du basset hound, stress lié à l'environnement, absence de chiennes en chaleur...).- la convergence des voies urinaires et génitales explique pourquoi une affection de la prostate ou de la vessie peut perturber la qualité de la semence (modification du pH, présence de calculs...).

Rappels de physiologie sexuelle femelle

Particularités anatomiques

Le suivi des chaleurs, la surveillance d'une saillie ou la réalisation d'une insémination chez une chienne nécessitent le rappel des caractéristiques anatomiques suivantes :- une vulve trop étroite (colleys), barrée (bergers picards) ou la présence de poils peuvent rendre la saillie naturelle difficile.- la longueur du vagin chez la chienne empêche la palpation du col par voie vaginale. Lors de la mise-bas, on ne pourra donc généralement qu'apprécier la dilatation du vagin.- lors de la réalisation d'un frottis vaginal ou d'une insémination artificielle, il faut prendre garde à ne pas buter avec l'écouvillon ou la sonde dans la fosse clitoridienne. Lors d'insémination intra-utérine, les culs-de-sac cervicaux risquent d'entraver le passage de la sonde rigide à travers le col.- on doit tenir compte de l'abouchement des voies urinaires dans la cavité vaginale pour interpréter un frottis, une bandelette réactive ou la résistivité du mucus vaginal.

La présence de selles compactes dans le rectum (fécalomes) au moment de la mise-bas diminue le passage disponible pour les foetus à travers la filière pelvienne. On veillera donc à la vacuité du rectum lors de la préparation à l'accouchement. On pourra également vérifier l'absence de brides vaginales risquant de faire obstacle à la mise-bas chez les primipares.

Détection de la période d’ovulation

Lorsque l'étalon sélectionné n'est pas disponible en permanence à l'élevage et puisque la coutume veut que ce soit la femelle qui se déplace pour une saillie sur le lieu de résidence du mâle, il convient de choisir le moment opportun pour optimiser les chances de fécondation et éviter ainsi des déplacements et des dépenses inutiles.

L'idéal serait donc de pratiquer la saillie ou l'insémination dans les 48 heures suivant la ponte ovocytaire pour que les ovules fécondables et les spermatozoïdes fécondants soient pour la plupart capables d'atteindre le lieu de "rendez-vous" (les oviductes). Les ovules restent fécondables pendant une période de 2 jours après maturation (certaines races comme les Welsh Corgi semblent même rester fécondes pendant plus de 4 jours) expliquant ainsi les possibilités de super fécondations par 2 pères différents dans l'espèce canine.Compte tenu du délai de survie des spermatozoïdes, l'éleveur bénéficie d'une certaine marge de sécurité.

Pour discerner la période d'ovulation chez une chienne en chaleurs, l'éleveur dispose de plusieurs outils de précision variable et complémentaires.

La saillie

Pratiquer la saillie systématiquement une douzaine de jours après les premières pertes sanguines et la doubler deux jours plus tard reste un calcul pratique pour l'éleveur. Environ 20% des chiennes ovulent cependant en dehors de cette période et restent donc vides ou ne mettent bas que quelques chiots, ce qui entraîne un "manque à gagner" évident.

L'éclaircissement des pertes vulvaires

Il fait suite aux écoulements sanguins et signe généralement la fin du pro-oestrus sans être un témoin fiable de l'ovulation : certaines chiennes comme les chow-chow peuvent présenter des saignements jusqu'à la fin de l'oestrus.

L'acceptation du mâle

L'acceptation du mâle ou de l'étalon souffleur et le signe de Liebenberger (déviation latérale du port de la queue) ne sont pas non plus caractéristiques de l'ovulation. A titre d'exemple, on a vu des chiennes Dobermans se laisser saillir dès le début du pro-oestrus alors qu'elles n'ovulaient, pour les cas extrêmes, que 30 jours plus tard !

Beaucoup de chiennes se laissent également saillir lors des pseudo-chaleurs de mise-bas, d'infections urinaires et lorsque des sécrétions d'oestrogènes par des kystes folliculaires se traduisent par de la nymphomanie.

La résistivité du mucus vaginal

Elle chute généralement juste après l'ovulation signant la fin de la période d'imprégnation oestrogénique et donc le renouvellement rapide des cellules vaginales. Sa mesure procure une valeur diagnostique malheureusement trop tardive pour être utile en élevage car il est plus utile de prévoir l'imminence de l'ovulation plutôt que d'être mis devant le fait accompli. De plus, le coût d'un galvanomètre ainsi que les risques de contamination entre chiennes liés à cette méthode n'étant pas négligeables, cette technique tombe en désuétude en élevage canin.

Les bandelettes réactives

Elles permettent de déceler les variations du taux de glucose dans le mucus vaginal et sont difficiles à introduire suffisamment loin dans le vagin pour éviter une dilution par l'urine. Les résultats sont généralement imprécis (le changement de couleur s'observe dans les 3 jours qui précèdent ou qui suivent l'ovulation) et donc peu fiables.

L'accouplement naturel

Après avoir sélectionné les géniteurs et vérifié leurs aptitudes reproductrices, l'éleveur présente la femelle à l'étalon pour une saillie. Certains éleveurs précautionneux procèdent au préalable à une antisepsie des organes génitaux externes du mâle et de la lice pour limiter les risques de maladies sexuellement transmissibles (Herpès virose canine notamment). Une bonne hygiène préventive et des contrôles sérologiques réguliers sont cependant préférables pour éviter le recours à des antiseptiques souvent spermicides et donc responsables de certains échecs.

Dans les races à poil long, l'éleveur peut cependant faciliter la saillie en préparant la femelle par lissage, écartement ou tonte des poils en région péri vulvaire.L'accouplement commence par une brève phase de cour et de flairage qui fait croître l'excitation des partenaires.

L'érection permise par la rigidité de l'os pénien et par l'afflux de sang dans le tissu érectile permet alors l'intromission du pénis. Celle-ci déclenche des contractions vaginales chez la femelle qui favorisent l'ascension des spermatozoïdes, le maintien de l'érection et le verrouillage pendant l'éjaculation de la phase prostatique. Cette phase doit durer au moins 5 minutes mais peut durer plus d'une demi-heure si les mouvements de la femelle maintiennent la striction des bulbes érectiles.

Dans la majorité des cas, si le moment est opportun (pic de LH), les deux partenaires choisis se débrouillent très bien tout seuls et il n'est pas nécessaire de les perturber par une quelconque présence. Une observation discrète à distance (ou par un système vidéo) suffit généralement pour vérifier l'acceptation mutuelle et que le verrouillage a bien eu lieu. Notons à ce sujet qu'une saillie sans verrouillage peut cependant être fécondante mais la prolificité est généralement diminuée.

Malgré les progrès réalisés dans le diagnostic de l'ovulation, il est plus sécurisant d'assurer systématiquement le doublement de la saillie 48 heures plus tard. Pour ce faire, beaucoup d'éleveurs laissent leur lice pendant quelques jours sur le lieu de résidence de l'étalon après avoir signé avec son propriétaire un contrat de saillie. Celui-ci peut s'inspirer du règlement international adopté par la FCI en Juin 1979 (en remplacement de la coutume de Monaco) dont le texte figure en annexe. Le contrat de fermage, quant à lui, régit les conditions auxquelles un éleveur cède une lice à un tiers sous réserve d'en obtenir les chiots sevrés.Si, pour de multiples raisons, la saillie naturelle s'avère impossible entre les deux partenaires sélectionnés, il reste à l'éleveur le recours aux techniques d'insémination artificielle qui se développent de plus en plus dans le milieu cynophile français sous l'impulsion de la SCC.

Déclaration de saillie

Quelle que soit la technique utilisée pour la saillie ou l'insémination, pour qu'une portée puisse être inscrite par la Société Centrale Canine (SCC) au Livre des Origines Françaises (LOF), il est indispensable de s'assurer au préalable que les 2 géniteurs ont eux-mêmes été enregistrés à titre définitif au LOF à la suite de leur examen de confirmation (enregistrement attesté par leur Pedigree), et que le propriétaire de la chienne a bien adressé à la SCC le certificat de saillie dans les 4 semaines suivant la saillie ou l'insémination.

Diagnostic de gestation

La fécondation d'un ovule par un spermatozoïde aboutit à la formation d'un oeuf qui doit migrer et subir quelques divisions avant de s'implanter dans la muqueuse utérine. Cette nidation chez la chienne n'intervient en moyenne que 15 à 17 jours après la fécondation et aboutit à la formation de vésicules embryonnaires visibles à l'échographie à partir de la troisième semaine (18 jours au plus tôt).

A partir de la troisième semaine, des mains expérimentées peuvent parfois, par palpation transabdominale, déceler un utérus en chapelet à condition que la chienne ne soit pas trop grasse et que la sangle abdominale soit détendue. Entre 5 et 6 semaines de gestation, le diamètre de l'utérus atteint celui d'une anse intestinale. Il devient donc difficile pendant cette période de distinguer par cette méthode un utérus gravide d'une anse intestinale renfermant des selles dures. La " fenêtre de palpation "  se situe donc généralement selon les races entre 21 et 35 jours de gestation.

Notons ici qu'il arrive parfois d'observer physiologiquement quelques écoulements vulvaires vers la fin du premier mois de gestation qui ne sont pas des signes de résorption embryonnaire ou d'avortement précoce.

La radiographie ne devient intéressante qu'en fin de gestation lorsque le squelette des foetus devient calcifié et donc radio-opaque (à partir du 45 ème jour).

Les autres techniques recherchant les changements de comportement, les battements cardiaques des foetus par auscultation (audibles chez certaines chiennes dans les deux dernières semaines), les modifications sanguines (vitesse de sédimentation, diminution précoce de l'éosinophilie du frottis, leucocytose et baisse de l'hématocrite en fin de gestation), le développement mammaire sont trop tardives ou trop aléatoires pour être utilisées de façon fiable en élevage canin.

A l'heure actuelle, le diagnostic de gestation le plus précoce est donc apporté par l'échographie.

La fertilité et ses anomalies

Les infertilités rencontrées en élevage canin peuvent provenir de causes très variées. L'analyse logique et la compréhension des différentes étapes qui mènent de la saillie à la mise-bas permettent souvent de rattacher ces troubles à une cause précise.

Des infertilités apparemment contagieuses orienteront en effet le vétérinaire vers une cause infectieuse (épidémie). Une apparition brutale l'orientera vers une contamination à une source identique (anadémie), qui peut être un stress, une perturbation climatique ou environnementale. Une infertilité touchant quelques femelles l'orientera vers la mise en cause de l'étalon.

Que faire si la chienne reste " vide " ?

Dans toutes les espèces, la fertilité d'une population n'atteint jamais les 100%. La fertilité maximale constatée dans des élevages canins où les conditions de reproduction sont optimales ne dépasse pas les 85%. Il est même conseillé pour chaque lice, de laisser passer au minimum une période de chaleurs tous les deux ans sans mise à la reproduction.

Il faudrait donc attendre qu'une chienne soit restée vide à la suite de deux chaleurs consécutives pour que l'éleveur puisse la suspecter d'infertilité. Sans attendre si longtemps, le vétérinaire peut essayer dès le premier échec de localiser plus précisément la cause de l'infertilité.

Il lui sera tout d'abord facile d'éliminer les causes liées à l'étalon en contrôlant sa semence (réalisation de plusieurs spermogrammes) et sa descendance récente. Si l'infertilité est objectivement liée au mâle, il y a généralement peu de chances de récupération et mieux vaut alors changer d'étalon.

La prolificité, indice de rentabilité de l’élevage

La prolificité globale de l'élevage, estimée par le rapport du nombre de chiots vendus sur le nombre de femelles reproductrices, permet à l'éleveur de se situer par rapport à la moyenne de la race. Face à une chute brutale de la prolificité de son exploitation, l'éleveur doit chercher l'origine des troubles qui peut être :- un vieillissement moyen de ses reproductrices (ou des étalons utilisés),- une trop forte consanguinité,- un mauvais suivi des chaleurs et des ovulations,- un problème alimentaire, toxicologique, environnemental ou infectieux.

Il est fortement conseillé de consigner par écrit les résultats d'exploitation de son élevage de manière à pouvoir déceler précocement, avec l'aide du vétérinaire de l'élevage, l'origine des troubles et les points à améliorer.

Une fois cette vérification effectuée, les causes d'infertilité liées à la femelle restent néanmoins nombreuses. Une enquête approfondie incluant le passage en revue du passé de la chienne (cycles précédents), les traitements qui auraient pu être effectués (notamment hormonaux ), la date de saillie, le comportement des partenaires, la nature des pertes vulvaires etc. permettra d'orienter le diagnostic vers un trouble de la production des ovules, de la fécondation, de la nidation ou de la gestation.

Surveillance de la mise bas

La surveillance de la période péri-natale commence par la visite vétérinaire pré-natale qui devra être effectuée dans la 8ème semaine de gestation :- un examen gynécologique de la chienne permet de déceler d'éventuels obstacles à la mise-bas. La présence de brides vaginales chez les primipares (chiennes portant pour la première fois) peut en effet perturber l'expulsion des chiots.- une ou plusieurs radiographies abdominales permettent pendant cette période de dénombrer les foetus avec plus de précision que par échographie. Cet examen permet en outre de déceler d'éventuelles anomalies qui sont souvent à l'origine de dystocies comme l'étroitesse du bassin osseux, les momifications foetales (images de densité gazeuse, dislocations des os) ou encore les disproportions foeto-maternelles. Notons cependant que les positions des foetus décelées par radiographie ne sont pas un bon signe précurseur de dystocies car elles peuvent souvent changer au dernier moment (rotation de 180°faisant passer le chiot d'une position dorso-pubienne à une position ventro-pubienne). Toutefois, l'observation d'une position dorso-pubienne alors que les contractions ont déjà commencé signe généralement une mort foetale.- éventuellement une échographie utérine aide à apprécier la vitalité des chiots par la visualisation de leurs battements cardiaques.

La prolificité, indice de rentabilité de l’élevage

La prolificité globale de l'élevage, estimée par le rapport du nombre de chiots vendus sur le nombre de femelles reproductrices, permet à l'éleveur de se situer par rapport à la moyenne de la race. Face à une chute brutale de la prolificité de son exploitation, l'éleveur doit chercher l'origine des troubles qui peut être :- un vieillissement moyen de ses reproductrices (ou des étalons utilisés),- une trop forte consanguinité,- un mauvais suivi des chaleurs et des ovulations,- un problème alimentaire, toxicologique, environnemental ou infectieux.

Il est fortement conseillé de consigner par écrit les résultats d'exploitation de son élevage de manière à pouvoir déceler précocement, avec l'aide du vétérinaire de l'élevage, l'origine des troubles et les points à améliorer.

Pathologie néonatale

Les deux premières semaines de vie des chiots nouveau-nés sont aussi les plus dangereuses. En effet, 80% de la mortalité en élevage concerne cette période délicate. L'immaturité des chiots aux plans de la régulation thermique, de l'immunité, de l'hydratation et du métabolisme, ajoutée à une absence de réserves hépatiques et graisseuses, en font des êtres particulièrement vulnérables. Ces décès, ainsi que les accidents par écrasement, sont généralement évitables par une bonne conception de la maternité (voir ce chapitre).En revanche, les origines infectieuses sont plus difficiles à suspecter et à maîtriser.Le diagnostic dans un élevage canin d'une infection virale ou bactérienne en pathologie néo-natale et toutes les conséquences thérapeutiques qui en découlent passent donc par un examen systématique et rapide des chiots avortés, mort-nés ou décédés dans les deux premières semaines. Trop de cadavres partent encore à la poubelle (c'est interdit!) ou à l'incinérateur sans même être passé par l'autopsie vétérinaire. Ce n'est qu'au prix d'une collaboration entre éleveurs, vétérinaires et laboratoires qu'il sera possible de réduire l'incidence considérable de ces affections sur la rentabilité des élevages canins en France.

Les outils de la gestion de la reproduction en élevage

Il ne suffit pas de remplir les documents obligatoires (livre de santé, registre des entrées et des sorties) pour se faire une idée précise des indices de santé zootechnique et économique d'un élevage canin. L'éleveur soucieux de progresser dans son entreprise se félicitera, le moment venu, d'avoir consigné par écrit tous les résultats de reproduction utiles au bilan d'exploitation.

A titre d'exemple, nous présentons ici une fiche de suivi utilisable pour chaque reproducteur mâle ou femelle.

Fiche individuelle d'un étalon

Cette fiche conçue comme un complément du pedigree doit comporter tous les éléments utiles pour l'éleveur mais également pour un candidat intéressé par une saillie de cet étalon. Le propriétaire du mâle doit notamment pouvoir le renseigner sur la qualité et le devenir de sa descendance afin que son client puisse faire un choix en toute connaissance de cause.

Fiche individuelle femelle

La confrontation de toutes ces fiches permettra de définir certains paramètres pour l'ensemble de l'élevage :- intervalle moyen entre mise-bas : c'est un indicateur de la régularité des cycles des chiennes ;- taux moyen de fécondation : nombre de femelles ayant commencé une gestation par rapport au nombre total des chiennes ayant été présentées à la saillie ou à l'insémination. Il permet une étude critique du suivi des chaleurs, de la conduite de la saillie et de la fécondité des chiennes ;- prolificité moyenne : nombre de chiots obtenus par mise bas à terme, morts-nés inclus, rapporté au nombre de femelles mises à la reproduction. Cet indice dépend essentiellement des performances individuelles des lices et des étalons ;- taux de mortalité des chiots : nombre de chiots morts rapporté au nombre de chiots total.

Il est intéressant de distinguer dans ce domaine les chiots mort-nés, les chiots qui décèdent au cours de la première semaine, de la deuxième semaine, avant le sevrage ou après le sevrage. Cette distinction permet d'orienter le diagnostic vers des troubles de la gestation ou de la mise bas, vers une mauvaise maîtrise de l'ambiance en maternité, un problème infectieux ou une conduite du sevrage déficiente.

Le taux de mortalité entre la naissance et le sevrage représente la part que l'éleveur peut espérer réduire en améliorant ses conditions d'élevage ;- nombre moyen de chiots sevrés par femelle ;- nombre moyen de chiots vendus par femelle et par an ;- nombre moyen de chiots confirmés : indice de qualité de l'élevage et de conformité aux normes du standard, il peut être complété à volonté par le nombre de titres de champion obtenus qui, lorsqu'il est constant ou en progression témoigne des efforts de sélection entrepris par l'élevage et d'une amélioration génétique couronnée de succès. S'il est variable, il indique que la sélection est sans doute conduite au hasard.

L'ensemble de ces indices comparé aux résultats des années précédentes permet donc d'orienter ses priorités vers l'amélioration de tel ou tel paramètre. A titre d'exemple, un taux de mortalité important en première semaine orientera le vétérinaire vers une hypothèse d'herpès virose. Après quinze jours, il recherchera l'éventualité d'une coccidiose conjointement à une autre infestation parasitaire et étudiera les conditions d'élevage en maternité, etc.