Comme tout être vivant, humain compris, le chien peut représenter des risques pour l'homme : risques de blessure par morsure, par exemple, ou risques de transmission de certaines maladies. Cela demeure toutefois relativement rare.

Les risques de morsure

La gueule est pour le chien un moyen d'expression, mais aussi son seul moyen de défense. Dès lors, tout chien qui se sent agressé ou qui a peur est susceptible de mordre, quand bien même il se montrerait en d'autres circonstances le chien le plus gentil qui soit. Il est donc nécessaire que le propriétaire prenne un minimum de précautions avec son chien, en particulier en présence d'enfants inconnus de lui qui, sans mauvaise intention de leur part ou de celle du chien, pourraient surprendre ce dernier et l'amener à donner un petit coup de dent sans vouloir faire mal.

On ne peut également passer sous silence les problèmes existant en milieu urbain et dans certaines cités, en relation avec le développement des populations de chiens molossoïdes ou initialement de combat (Pitt-Bull, Boer-Bull...). Concernant ces derniers, il apparaît néanmoins important de faire comprendre au public que le chien lui-même, quelle que soit sa race, n'est pas en cause. C'est l'usage qui en est fait, suite à l'éducation donnée par des " propriétaires " malintentionnés, qu'il convient de réfréner, voire de sanctionner. Quoi qu'il en soit, et au regard des législations sanitaires en cause, un chien mordeur devra être placé sous surveillance sanitaire vétérinaire pour une durée de 15 jours.

Les risques de zoonose

Une zoonose est par définition une maladie infectieuse ou parasitaire transmissible de l'animal à l'homme. Ces zoonoses, importantes à connaître de par les conséquences sanitaires qu'elles peuvent impliquer, peuvent mettre en cause des bactéries, des virus, des champignons ou des parasites. Ainsi, la gueule du chien est porteuse de pasteurelles (bactéries) qui, dès lors que le chien mord, vont souiller la plaie et entraîner, si celle-ci est profonde, une inflammation importante, douloureuse, se transformant en abcès avec réaction ganglionnaire intense. Ce risque, associé à celui pratiquement disparu aujourd'hui de la rage, fait qu'en une telle situation la personne mordue doit nettoyer sa ou ses plaies à l'eau et au savon puis les désinfecter copieusement, un traitement antibiotique de couverture étant ensuite conseillé.

Rarissimes, bien que possibles, sont les risques de transmission de staphylocoques et de maladies comme la leptospirose (tout chien devrait être vacciné), la tuberculose ou la brucellose, voire la leishmaniose en zone méditerranéenne.

Bien que bénigne, la teigne, lorsqu'elle atteint un chien, peut contaminer l'homme. Maladie de peau liée au développement d'un champignon microscopique, elle se traduit par des lésions en forme de cercles, sans démangeaisons, très longues et pénibles à traiter pour le chien comme pour son maître.

Il convient enfin de signaler la possibilité de transmission à l'homme de parasites digestifs (vers) par l'intermédiaire des excréments du chien, raison pour laquelle on interdira de manière stricte l'accès des chiens aux aires de jeux pour jeunes enfants (bacs à sable, par exemple).